Pondering History

Surprising Facts, Insights and Interpretations

Histoire de Truffières

et de son ancienne maison forte, énumérée dans la base Mérimée du ministère de la culture, inventaire général du patrimoine culturel, référence IA24000455

Truffières, 24350 Grand-Brassac, France


TOPONYMIE

Touroufie → Troufie → Truffières

  • Tour (préceltique): source sortant des rochers
  • Roufie (occitan): cavité pour la défense cachée dans un creux de rocher

Dour (dor, dora, dur; préceltique): rivière. -one (suffixe gaulois): fontaine. Pour la rivière Dronne alors : Dourone → Drone → Dronne. Dour, prononcé durement, donne son nom à ces belles eaux vives sortant au pied de massifs de rochers, et dont l’abondance permet d’établir un lavoir à l’endroit même où elles jaillissent. Ces sources portent le nom de Touron.

Roufie (occitan): On écrit Roffi, Raufie ou Roffy, prononcez Roufie. Une caverne ou un repaire caché, pour la défense, dans les bois ou des creux de rochers. Rolphie, mais écrit Rouffia dans l’arrêt de 1399, était le nom du château que Boson III, comte de Périgord (1106-1166 ) fit construire dans les arènes aux portes de Périgueux. Quand la défense fut portée du souterrain sur le faîte du rocher, elle prit le nom de Rocia, prononcé Rossia avec le c doux, Roka, Roqua avec le c dur.

Rocha (latin médiéval): rocher

Rupes (latin classique): rocher

Truffières, noms utilisés dans les documents: Rocha (1168-1189, 1217, 1364), Rauziers ( 1333), Rauisiers (1358), Truffieras (1496), Trouberie (1501), Trufferie (1548-1550), Truffieyras (1555), Trupfieras (1555), Trupfieres (1555), Tousieurs (1605), Trufiere (1714-1787), Tauffiere (1761-1789), Rufière ou Trufière (1809), Tauffière (1761-1789), Tauffières (1873), Thaussères ou Trufières (ca. 1900), Trufière (2012), Truffières (2012)

Sources: Dictionnaire Topographique du Département de la Dordogne, Vicomte de Gourgues, Paris, 1873 (Gourgues); Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, C. Tanet et T. Hordé, Périgueux, 2000 (Tanet); Archives Départementales de la Dordogne (AD24), 2 E 1834, 53.12&13, 2 E 1834, 53.16&17, etc.; L. Grillon, B. Reviriego, Le cartulaire de l’abbaye Notre-Dame de Chancelade. Etudes et documents No. 2 AD 24 (Cart. Chancel.); carte de Cassini; carte de Belleyme; plan Napoléon.


35'000 - 10'000 av JC PALEOLITHIQUE SUPERIEUR

Gisement préhistorique de Rochereil ou Rochereuil, Ministère de la culture base Mérimée référence PA00082569, à côté du moulin de Rocheyrel, 24350 Grand-Brassac

Gisement préhistorique de Rochereuil

Gisement préhistorique du pont d'Ambon, PA24000056, juste à côté de la D2, 243100 Bourdeilles

Gisement préhistorique du Pont d'Ambon

Sources: Ministère de la culture, base Mérimée.


5000 - 3300 av JC NEOLITHIQUE

A Truffières il y a un habitat néolithique avec enceinte à fossé. Centres semblables à Bourdeilles, Tocane-Saint-Apre, Celles, Douchapt, Saint-Méard-de-Dronne.

Néolithique: Agriculture, élevage (mouton, chèvre, boeuf), abandon du nomadisme des groupes chasseurs-cueilleurs paléolithiques et mésolithiques. Le néolithique prend fin avec la généralisation de la métallurgie et l’invention de l’écriture vers 3300 av JC.

Age du cuivre au SO de la France : 2500 – 1800 av JC

Age du bronze au SO de la France: 2000 – 800 av JC

Age du fer: début vers 1100 av JC au SO de la France

Sources: Atlas de la Dordogne-Périgord, Montrem, 1996, p. 101 3C, DRAC service archéologique, fichier Dracar de la carte archéologique 1995 (Atlas).


100 - 44 av JC GAIUS JULIUS CAESAR

Bellum gallicum (58-51/50 av JC). L’oppidum des Petrocori (La Curade ou le Camp de César) est remplacé par la ville romaine de Vesunna.

La route romaine entre Vesunna et Mediolanum Santonum (Saintes), inscrit sur la table de Teutinger, passe très proche (300 m) de Truffières.

La grande pierre dans la cour basse de la maison forte de Truffières pourrait bien être de la période gallo-romaine.

Vestiges de l'ancien pont d'Ambon (romains?)

Sources: Histoire du Chemin Boisne. La Route Romaine Périgueux-Saintes à travers les Ages, Marcel (Prade), Périgueux, 1998; historiens périgourdins spécialisés.


WISIGOTHS, MEROVINGIENS, OMEYYADES

418-507 Royaume des Wisigoths

507 Bataille de Vouillé, victoire de Clovis premier

507- ca. 725 Mérovingiens

725-769 Omeyyades de Cordoue au sud de la Loire

769 Charlemagne s'empare de l'Aquitaine

La Gaule à l'avènement de Clovis I en 481


848 & 857 ATTAQUES DES NORMANS (VIKINGS)

En 848 et aussi en 857 les Normans montent le long de la Dronne et pillent et détruisent deux fois l'abbaye de Brantôme.

Abbaye de Brantôme


977 - 991 LES PREMIERS CHATEAUX

Frotaire, évêque de Périgueux (977-991), construit cinq châteaux pour se défendre contre les Normans, quatre autour de Périgueux et un en proximité de Montignac.

Sources: Gourgues


Vers 1000 LES MOTTES FEODALES

Construction de châteaux sur mottes féodales, d’abord en bois et plus tard en pierre.

Motte féodale de Truffières, point 161 carte IGN 1:25’000 1834 O, 275m au SO de l’ancienne maison forte de Truffières.

Mottes féodales en proximité: Grésignac, Montagrier, La Tour Blanche

Motte féodale de Truffières, point 161 carte IGN 1:25'000 1834 O, 275m au SO de l'ancienne maison forte de Truffières

Animation de la motte féodale de Grésignac

Sources: La motte féodale de Truffières était trouvé par des historiens périgourdins spécialisés.


1122-1204 ALIENOR D’AQUITAINE

ca. 1122 naissance

1137 mariage entre le futur Louis VII et Aliénor d’Aquitaine

1147-1149 Louis VII et Aliénor participent à la deuxième croisade (échec).

1152 mariage entre le futur Henri II d’Angleterre et Aliénor d’Aquitaine

1204 mort d’Aliénor à Fontevrault

ALIENOR DEI GRACIA REGINE ANGLORUM DUCISSE NORMAN' ALIENOR DUCISSE AQUITANORUM COMITISSE ANDEGAVOR'

Expansion de l'empire Plantagenêt


1129 ABBAYE DE CHANCELADE, POSE DE LA PREMIERE PIERRE

1159-1168 Le pape Aléxandre III prend l’abbaye sous sa protection immédiate.

1175-1340 Les abbés de Chancelade sont les représentants officiels des papes au Périgord (Bulles: Aléxandre III, Aléxandre IV; Lettres: Innocent IV, Bernoît XII).

1211 L’abbaye de Chancelade donnait 1700 sols pour faire entourer la ville de Lisle de murs.

1240 Donation de l’église de Lisle à Chancelade par Pierre de Saint-Astier, évêque de Périgueux.

1304 Le futur pape Clément V couche avec son train à Chancelade au dépens de l’abbé.

1311 L’abbaye pouvait à peine se suffire (problèmes économiques, affaiblissement de la foi).

1330 L’abbaye avait pour revenu annuel que 12 livres tournois et se voit obligé de renoncer à certains bénéfices.

1330-1334 L’abbaye fut placée sous la protection du cardinal Hélie de Talleyrand-Périgord (évêque d’Auxerre, fils du comte de Périgord et de Brunissende de Foix, protection recommandée par le pape Jean XXII). A cette période il y avait 22 chanoines dans le monastère.

1345 Les Anglais, maîtres du pays, s’emparent de Chancelade, en chassent les religieux et les remplacent par une garnison Anglaise.

1370 Bertrand du Guesclin chasse les Anglais de Chancelade, mais après son départ les Anglais reprennent Chancelade rapidement.

1446 Les moines retournent à Chancelade, et pour se prémunir contre tout danger de retour des Anglais se mirent sous la protection d’Arnaud de Bourdeille, lieutenant du roi et sénéchal du Périgord.

1575 Sac de l’abbaye par les troupes de Langoiran. Quand les calvinistes se retirent, il n’y avait que des ruines et du sang.

Abbaye de Chancelade

Sources: Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord (BSHAP) T9 (1882), p. 116 etc. et T1 (1874), p. 267.


1129 - 1143 CHANCELADE OBTIENT LE MOULIN DE ROCHEYREL

1129 – 1143 Donation du moulin de Rochereuil au monastère de Chancelade par dix donateurs

Moulin de Rochereuil

Source: AD24 parchemin 2 E 1834, 10.5.


1168 - 1189 CHANCELADE: AQUISITION PARTIELLE DU VILLAGE ET DU BAILLIAGE DE LA ROCHA

Acquisition de parts du village et du baillage de la Rocha (bailliae quas habebat in bordaria de la Rocha) par Chancelade

Dans ce document Rocha est très probablement égal à Truffières.

Source: Cart. Chancel.: p. 119, No 193, folio 59 verso.


1217 CHANCELADE OBTIENT LA ROCHA = TRUFFIERES

Donation à Chancelade par Bertrand de Montancès, seigneur de Montancès, de tout ce qu’il possédait dans le village de la Rocha, sise au-dessus du moulin de Rochereuil.

Dans ce document Rocha est sans doute égal à Truffières.

Source: Cart. Chancel.: p.34, No 4, folio 5 recto: Ramnulfus Dei gratia Petragoricensis episcopus … notum … quod Bertrandus de Monteinciso dedit … fratribus … de Cancellata omne quod habebat vel habere poterat in bordaria de la Rocha quae est super molendinum Derrochairel. Videntibus … anno ab incarnatione Domini MCCXVII, Honorio papa tertio ecclesiae romanae presidente, Philippo rege Francorum (Philippe-II-Auguste), Henrico rege Anglorum (Henri III), episcopatum nostri anno VII


ANCIENNE MAISON FORTE DE TRUFFIERES

Les murs médiévaux dans l’ancienne maison forte de Truffières sont très vraisemblablement des vestiges d’un bâtiment érigé avant ou au commencement de la guerre de Cent Ans (1328 ou 1337).

Les maisons d’aujourd’hui sont des reconstructions effectuées après la guerre de Cent Ans (1453).

Ancienne maison forte de Truffières IA24000455

Murs médiévaux

Murs médiévaux

Source: base Mérimée du ministère de la culture inventaire général du patrimoine culturel, référence IA24000455 avec Images; Béatrice Szepertyski, Université de Bordeaux, Etudes des matériaux de scellement des pierres de construction, avril 2009 (Scellement), laboratoire d’analyses et d’expertises en archéologie et oeuvres d’art, 16 rue Sainte Thérèse, 33000 Bordeaux; Jonathan Sumption, The Hundred Years War I, London Boston, 1990, pp. 455. 1328 (couronnement de Philippe VI à Reims) ou 1337 (déclaration de guerre par Edouard III)-1453 (Sumption I).


CHATEAU FORT DE MAROUATTE

1293 première mention de Marouatte. Le fief de Marouatte appartient à Roland de Montagrier.

1303 Lespine constate l’existance du fief de Marouatte (Maroata).

1355 Les Anglais mettent le feu au château de Marouatte.

1579 Date gravée au-dessus du portail à l'entrée de la cour. Antoine de Montagrier était l'auteur d'une importante phase de restauration de Marouatte après la guerre de Cent Ans.

Château fort de Marouatte, IA24000442

Source: BSHAP, T15 (1888), p. 157; Gourgues: p. 189; Journal Sud Ouest (Sud-Ouest) du 04.01.1991.


1345 CONQUETE DU PERIGORD PAR THE EARL OF DERBY

1345 The Earl of Derby conquiert Bergerac, Saint-Astier, Saint-Privat, Montagrier, Lisle, Biras, Château-l’Evêque, le château fort d’Auberoche, Saint-Raphaël, mais il ne pouvait pas s'approprier Périgueux (Saint-Front et la Cité). C'était en 1356, avant la bataille de Poitiers, que Sir Jean III de Grailly (1331-1376), Captal de Buch, prenait la Cité de Périgueux par escalade nocturne. Saint-Front tenait bien.

1345 Truffières est un village anglais.

En 1345 Mussidan, le Château de Montancès, Nontron et Ans étaient déjà anglais.

Henry of Grosmont, Earl of Derby, 1. Duke of Lancaster (1310-1361)

Source: Sumption I et II.


1364 HOMMAGE AU COMTE DE PERIGORD

Hommage de Hélie de la Rocha au comte de Périgord, Archambaud V de Talleyrand-Périgord

Dans ce document Rocha (toponyme) est très probablement égal à Truffières.

Hommage de Hel dela Rocha

Sources: Bibliothèque Nationale de France Collection Périgord (BNF CP), T9, recueil 3, chap.38 p. 66-67; Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques (AD64) E 611, chap. 38, p. 63-65, feuillet 1, folio 48 recto et verso. Pour les lieux Gourgues.

1364 Hommages: De Burdelia et Sancti Asterii: Dominus Guido de Creyschaco miles et alii infrascripti fecerunt homatgium dicto Domino Comiti prout aliis predecessori suo Domino Comiti quondam patri suo fecerunt in presentia magistri Arnaldi Ducis quondam notarii regis defuncti et pro ut instrumentis per eum receptis continetur pro rebus quas debet infra mensem a presente die computarindo michi notario infrascripto in script. tradere et omnibus alii infra scripti idem.

1. Dominus Guillelmus Helie miles fecit unum homatgium ut domino de Burdelia (Bourdeilles, canton de Brantôme) et aliud ut condominus pro rebus quas habet in honorio de Sancti Asterio.

2. Robbertus de Brolhaco (Brouillac, écart, commune de Saint-Félix-de-Bourdeilles, canton de Mareuil)

3. Dominus Hel. de Verdalo (Verdelou, hameau, commune de Valeuil, canton de Brantôme)

4. Hel. de Narbona (Narbonne, hameau, commune de Saint-Just, canton de Montagrier), scutifer

5. Hel. dela Rocha, très probablement égal à Truffières (lieu-dit commune de Grand-Brassac)

6. R. de Creyschaco de Podio Imbert (Puy-Imbert, hameau, commune de Chantérac, canton de Neuvic, anciennement châtellenie de Saint-Astier)

7. Guillelmus de Las Plantas (Les plantiers, hameaux, commune de Grand-Brassac)

8. Hel. de Champanha (Champagne, hameau, commune de Saint-Crépin-de-Richemont, canton de Mareuil)

9. Raymundus de Creyschaco de Burdelia (Creyssac, commune au canton de Montagrier) Seguinus et Guillelmus de Creyschaco fuerunt excusati quia non venerunt et ex gratia fuit eis, etc.


RECONSTRUCTIONS DE LA MAISON FORTE DE TRUFFIERES APRES LA FIN DE LA GUERRE DE CENT ANS (1453)

1476 - 1485 première phase de reconstructions

1523 - 1524 deuxième phase de reconstructions

1670 environ troisième phase de reconstructions (éléments Louis XIII)

1712 - 1717 quatrième phase de reconstructions

1806 cinquième phase de reconstructions

Sources: Béatrice Szepertyski, Université de Bordeaux, Datations en dendrochronologie, juin 2008 (Dendrochronologie) et avril 2009 (Scellement), laboratoire d’analyses et d’expertises en archéologie et oeuvres d’art, 16 rue Sainte Thérèse, 33000 Bordeaux. n.b. A Paris le style Louis XIV couvre plus ou moins la période du règne de Louis XIV (1661 à 1715).


1503 MESSIRE PIERRE BONUS

En 1503 Archambaud de Montagrier, habitant au château de Marouatte, reçoit une rente de Messire Pierre Bonus.

Avec une très grande probabilité Messire Pierre Bonus résidait à Truffières dans la maison forte.

Sources: AD24, 2 E 1850, 10.5


1548-1550 HOMMAGE AU COMTE DE PERIGORD

Hommage du sieur de la Trufferie à Henri II d’Albret, comte de Périgord et roi de Navarre.

Le sieur de la Trufferie résidait dans la maison forte de Truffières.

Avec une très grande probabilité le sieur de la Trufferie était un membre de la famille Bonus.

Source: BNF CP, tome 10, recueil 6 pagin. Man. 101/Ch. 2 Albret/ Nouv. Albret; AD64, B1824 rolle des hommages dû au comte de Périgord et vicomte de Limoges.


1555 CREATION DE LA SEIGNEURIE DE MAROUATTE

1555 Partage définitif de la seigneurie et justice de Montagrier et création, entre autres, de la seigneurie de Mourates par Messire Arnaud de Ferron, conseiller du roi au Parlement de Bordeaux.

Le fief comtal de la Trufferie et le moulin de Rochereuil sont incorporés dans la seigneurie de Mourates.

AD24 2 E 1851, 94.1&2, premiére page

AD24 2 E 1851, 94.1&2, fin de la dernière page

Sources: AD24 2 E 1851, 94.1&2; Des DVDs avec des photos et le texte déchiffré des 290 pages de ce document se trouvent aux AD24 et à la SHAP. L’auteur est identique à l’auteur de ce blog. Pour une transcription intégrale et des clichés de toutes les pages du document cf. www.guyenne.fr/ArchivesPerigord/Perigueux/Perigueux.htm

AD24 2 E 1851, 94.1&2, p. 109, LV: « Et fismes commandement a Thene la Croix Guilhem Jehan dict Trufieyras Pierre dict de Juby Jehan dict Jonasse Heliet filz de Jehan Pierre Arnault et grand Jehan Bonus y presentz obeyr audict seigneur de Mourates (Grymond de Montagrier) comme leur seigneur desdictz lyeulx dont lavoms miz en possession qui promisrent et iurarent estre bon subietz au seigneur de Mourates etc.»


1671 NOTARIAT ROYAL A TRUFFIERES

1671 Premières minutes du notariat royal de Pierre Bonhur. L’étude se trouvait dans la maison forte de Truffières, commune de Brassac.

La porte d’entrée et la cheminée du salon sont de cette période. Ils représentent le style Louis XIII.

A l'époque le notaire royal était banquier, marieur, médiateur, agence immobilière, etc.. Il tenait ses provisions du roi. Il pouvait instrumenter sur toute la province, et il traitait des affaires plus nombreuses et plus importantes. Les ventes de métairie, les obligations de 1000 L et au dessus, sont toujours chez lui.

Porte d'entrée, Louis XIII

Sources: AD24, notaires Bonhur, Brassac, minutes de 1671-1778. Il s’agit d’un notariat royal héréditaire. La famille Bonus est très vraisemblablement identique à la famille Bonhur. Ce patronyme s’écrivait dans les documents: Bonus (1503, 1555), Bon Uz (1555), Bonnur (1617), Bonhur (1671-2003), Bonheur (1754), Bonheure, Bonnheure (1822-1850). Un architecte périgourdin spécialisé a confirmé que la porte d’entrée, le perron devant cette porte et la cheminée du salon sont du style Louis XIII et ont été construites au 17ème siècle (mars 2013).


1778 FIN DU NOTARIAT ROYAL A TRUFFIERES

1778 Dernières minutes des actes du notariat royal à Truffières

Le dernier notaire royal était Pierre Dumaine Bonhur


REVOLUTION FRANCAISE

Destruction des murs au coin NE (flèche rouge) de la maison forte de Truffières, probablement au cours de la révolution française.

1801-1802 Le dernier notaire royal vend la maison forte de Truffières à Henri Bonhur de Périgueux.

1806 Travaux de réparation. Les murs du coin au NE ne sont plus réérigés.

1823 Date au-dessus de la porte d’entrée. Fin des travaux de réparation?

Plan Napoléon

Sources: Plan Napoléon: Le plan cadastral de la commune de Brassac, où l’arrangement en U de l’ancienne maison forte de Rufière ou Trufière est encore visible, fut achevé en 1809, sous la mairie de M. Gauthier de la Guionie, BSHAP T15 (1888), p. 184, (plan Napoléon); Dendrochronologie; AD24 3 E 1850, 3 E 7760, 3 E 12309.


1948 DISPARITION DU DERNIER MEMBRE DE LA FAMILLE BONUS/BONHUR A TRUFFIERES

1503 Première mention de la famille Bonus/Bonhur à Truffières. Ils habitaient très probablement dans la maison forte de Truffières.

1476-1485 Première phase des restaurations de l’ancienne maison forte de Truffières après la guerre de Cent Ans. Il est très vraisemblable, que les restaurations après la guerre de Cent Ans ont été effectuées par la famille Bonus/Bonhur.

1948 Disparition de Catherine Chaumette, propriétaire de la maison forte de Truffières. La grand-mère matrilinéaire de Catherine Chaumette était un membre de la famille Bonhur. On peut dire, que pour environs 450 ans des membres de la famille Bonus/Bonhur étaient propriétaires de la maison forte de Truffières.

Sources: AD24 63 P 334, 42; AD24 3 E 12299

Commentaire concernant les sources: voir le texte, de l'internet uniquement des citations munies de références primaires et existantes en version allemande et/ou anglaise et/ou française ont été pris en considération.